Ne ratez pas l’événement HOPE !

Cinéparlant vous invite à une rencontre particulière et inédite le lundi 11 mai autour du film « Hope ». Vous pourrez découvrir un court métrage d’élèves du lycée Littré puis dialoguer avec Mme Karima DELLI, Eurodéputée.

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SYNOPSIS

Léonard, un jeune Camerounais, fuit son pays pour remonter vers l’Europe. De son côté, Hope a quitté le Nigéria, ses terres d’origine. Lors de sa traversée du Sahara, Léonard rencontre la jeune femme et lui vient en aide. Tous deux apprennent à se connaître, à s’aimer, et font route ensemble. Mais ils sont bientôt confrontés à l’injustice et au racisme…

Date de sortie 28 janvier 2015 (1h31min)
Réalisé par Boris Lojkine
Avec Justin Wang, Endurance Newton, Dieudonné Bertrand Balo’o
Genre Drame
Nationalité Français
Des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

« Raconter ma vie ou celle des gens de mon milieu ne m’intéresse pas. Cela ne me donne aucun désir de cinéma. J’ai besoin d’aventure, d’un souffl e. Ce qui m’intéresse, c’est de raconter des vies traversées par quelque chose de plus grand qu’elles, que ce soient les vies marquées par la guerre de mes deux documentaires tournés au Vietnam, ou bien ici, dans Hope, les vies emportées par la grande vague de la migration. L’aventure a changé de camp. Elle n’est plus du côté des Européens explorant des contrées sauvages. Le temps des Indiana Jones est révolu ! Les aventuriers d’aujourd’hui, ce sont les hommes et les femmes qui, du Sud, partent à la conquête du Nord. » BORIS LOJKINE, écrivain et réalisateur.

« Du désert aux côtes marocaines, leur odyssée dresse la carte d’un monde radicalement ­hostile, balisé par des ghettos mafieux, peuplés de passeurs sans scrupules, de petits parrains quasi esclavagistes et autres loups engendrés par la misère humaine… L’histoire est aussi dure, aussi tragique que ses héros sont attachants, magnifiés par leurs interprètes sensibles, Justin Wang et Endurance Newton. Le temps de mor­dre dans quelques oranges volées, ou de partager des caresses au creux d’une prairie, ils nous offrent une lumière vacillante mais têtue, une ­petite flamme dans les ténèbres. »  Cécile Mury (Télérama).

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« (…) une impression de synthèse parfaite du documentaire et du film de fiction. Une grande réussite. » Michel Cieutat (Positif )

« Jamais complaisant mais frontal, éprouvant et juste, le film est superbement photographié et habité par deux acteurs magiques. » Isabelle Danel (Première)

A propos de « HOPE » (Allociné)

Passage à la fiction

Boris Lojkine explique qu’il y a toujours eu dans ses documentaires une « envie de fiction« . L’objectif du réalisateur a selon lui toujours été de faire éprouver au spectateur une empathie pour les personnages et que la fiction permet d’aller plus loin dans l’implication émotionnel du spectateur : « Elle propose une expérience émotionnelle plus directe », indique-t-il.

Écriture du scénario

Pour écrire son scénario, le réalisateur Boris Lojkine déclare avoir effectué d’importants travaux de recherches : « J’ai d’abord lu tout ce qu’on pouvait trouver sur le sujet, des enquêtes de journalistes, des récits de migrants, des rapports d’ONG, des articles d’ethnologues ». Il a ensuite commencé à écrire un premier jet du scénario mais une fois qu’il s’est rendu en Afrique, le réalisateur s’est rendu compte qu’il était à « côté du réel » et a ainsi tout réécrit.

Toile de fond

Boris Lojkine a voulu retranscrire la vie bien particulière d’un ghetto de migrants en Afrique du Nord. Une vie organisée par un gouvernement de fortune : « Chaque ghetto est très bien organisé, avec un « gouvernement » dirigé par un « chairman », avec un « commissaire », un « secrétaire général », des « policiers » ». Cet environnement si particulier sert de toile de fond au récit de Hope.

Casting

Il n’y pas un seul comédien professionnel dans Hope, tous les interprètes sont des migrants qui n’avaient jamais joué dans un film avant : « Tous ces acteurs apportent une authenticité que je n’aurais pu obtenir autrement. Ils sont arrivés sur le tournage avec leur vécu, leur gestuelle inimitable », déclare Boris Lojkine. Pour les deux rôles principaux, le réalisateur a arpenté les ghettos de migrants en Afrique à la recherche de la perle rare. Les deux acteurs principaux sont donc des migrants comme les autres qui ont apporté leur expérience au rôle.

Reconstitution

Hope a entièrement été tourné au Maroc, les ghettos de migrants ont été reconstitués (il était trop difficile et dangereux de filmer de véritables ghettos) : « J’ai donc préféré reconstituer des ghettos ailleurs, en demandant aux acteurs et aux figurants de nous aider à les décorer, afin qu’ils ressemblent le plus possible aux vrais », indique Boris Lojkine.
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