Ça vous dit un « Prix Louis-Delluc 2015 » mardi prochain ?

 

« Pas une scène de trop, pas un plan de trop, pas un mot de trop si bien que l’apparent précis sociologique se transforme sous nos yeux en un petit miracle de cinéma qui serre la gorge. » LES INROCKS (JACKY GOLDBERG)

« Il y a quelque chose de fondamentalement pur dans ce cinéma-là. Une pureté qui ne trompe pas son monde et permet de tutoyer la grâce. Un grand film en somme. » STUDIOCINÉ LIVE (THOMAS BAUREZ)

Fatima_affiche cineparlant_Version02Synopsis

Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Toutes deux sont son moteur, sa fierté, son inquiétude aussi. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu’il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.

 

Date de sortie 7 octobre 2015 (1h 19min)

De Philippe Faucon

Avec Soria Zeroual, Zita Hanrot, Kenza Noah Aïche

Genre Drame français

 

La Ligue des Droits de l’Homme soutient ce film : http://www.ldh-france.org/ldh-soutient-film-fatima-philippe-faucon/

Travaux  de la ligue des Droits de l’Homme animé par  Nadia Djerrah : http://www.ldh-france.org/sujet/droits-des-femmes/

Genèse du projet

Le film est adapté du livre « Prière à la lune » de Fatima Elayoubi, qui est un petit recueil de poèmes, de pensées et de fragments écrits divers. C’est la productrice Fabienne Vonier (laquelle n’a par la suite pas pris part au film) qui l’a proposé à Philippe Faucon, lequel s’est immédiatement demandé comment en tirer un film. Sa rencontre avec l’auteur du livre a accéléré les choses. Le metteur en scène explique : « J’ai mieux compris l’intuition qu’avait eue Fabienne quand j’ai rencontré Fatima Elayoubi, qui est une personnalité extraordinaire. Elle est venue en France en suivant son mari, sans savoir ni écrire, ni parler le français, et elle n’a donc eu accès qu’à des boulots peu considérés. Elle a fait des ménages toute sa vie et a commencé à parler et à écrire sur le tard, car ses horaires et ses difficultés de vie ne lui laissaient guère de temps pour apprendre. Elle a appris quasiment seule, en déchiffrant puis en lisant tout ce qui lui tombait sous la main. Aujourd’hui, son expression est riche et minutieuse, on sent un besoin de l’exactitude du mot qui exprimera sa pensée ou son ressenti. »

 

 

 

Une thématique récurrente

Les problématiques liées à intégration des personnes issues de l’immigration est une thématique récurrente dans la filmographie de Philippe Faucon, comme en témoigne par exemple son précédent long métrage La Désintégration. En revanche, si ce film rendait compte de l’échec cuisant de l’intégration, Fatima montre une certaine forme d’intégration réussie : « Lorsque nous présentions La Désintégration, nous utilisions quelquefois cette image : ‘ »Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse ». J’ai pensé qu’il fallait aussi raconter la forêt qui pousse et Fatima en a été l’occasion. »

Côté réalisation

Côté mise en scène, Philippe Faucon a adopté un style naturaliste, sans être pour autant dans le documentaire. Il explique quelle a été sa priorité au niveau de la réalisation : « Trouver les points de rencontre avec les interprètes : entre eux et leurs personnages, dans les différentes situations de jeu qui vont les confronter. C’est une aventure où il s’agit de mobiliser tous ses moyens, d’attention, d’intuition, d’échange, afin de parvenir à apporter dans l’incarnation des personnages à l’écran quelque chose d’unique. Si l’on parvient à ça, on n’est plus dans le documentaire. Ni dans le naturalisme au sens péjoratif du terme, c’est à dire la reproduction plate, désincarnée, de la réalité. »

Le casting

Pour trouver l’interprète du rôle-titre, les recherches se sont faites du côté de comédiennes non professionnelles parce qu’il n’existe pas en France une actrice capable de jouer une femme d’origine maghrébine maîtrisant mal le français, selon Philippe Faucon. Il a finalement trouvé l’interprète idéale en la personne de Soria Zéroual. Pour les deux filles, âgées de 15 et 18 ans, ce sont deux jeunes filles se destinant à être comédienne qui ont été choisies.

 

 

 

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