Bilan de la projection « Couleur de peau : Miel »

Une fréquentation très positive ce mardi 16 décembre, avec pas moins de 143 cinéphiles dans la salle du cinéma Le Star.CouleurPeauMiel_Gifanime

Ciné-Parlant remercie tous les adhérents et non-adhérents (qui ne peuvent que le devenir !) de leur présence soutenue et de plus en plus régulière.

La soirée fut de qualité avec un film au thème fort mais au traitement cinématographique raffiné et juste. Les transitions entre les scènes filmées, les archives et les séquences d’animations étaient un vrai bonheur. Le film a su rester au plus près d’un personnage touchant, sans tomber dans la sensiblerie, offrant un parcours bouleversant et triste, très crédible et universel sur la question de la quête identitaire.

A l’image du film, le débat animé par Sylvain Lambert auprès des deux intervenantes, Michèle Rabec, psychopédagogue et Linda Bihel, psychologue fut lui aussi très intéressant, rythmé, apportant un éclairage positif sur l’adoption.

Stéphane Gauthier

 

Pour contacter les intervenantes :

info adresseRABEC_BIHEL

 

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« Couleur de peau : Miel » Pour en savoir plus…

Ce mardi 16 décembre, n’oubliez pas  la projection de « Couleur de Peau: Miel ».

Et pour patienter quelques informations autour du film :

Point de départCouleurPeauMiel_Gifanime

Le réalisateur Laurent Boileau avait été très touché en découvrant la bande dessinée de Jung en 2007.

Du roman graphique à l’écran

Couleur de peau : miel est d’abord un roman graphique signé Jung. Ce dernier y raconte sa vie avec pour point de départ son adoption en Corée, à l’âge de 6 ans, par un couple belge. Adapter sa BD en film constitue un autre moyen pour lui de faire partager son histoire de façon singulière. Sa démarche se rapproche ainsi de celle de Marjane Satrapi sur Persepolis ou Ari Folman pour Valse avec Bachir.

Un film hybride

Couleur de peau : miel mélange l’animation et les prises de vues réelles (archives de famille en Super 8 notamment) et sa partie animée n’est pas uniforme. En effet, les animateurs ont aussi bien utilisé la 3D et la 2D que des images fixes. Cette mixité est liée à l’envie de raconter l’histoire le plus justement possible : « Chaque élément s’est imposé au cas par cas pour chaque scène parce que c’était la meilleure manière de raconter cette histoire-là », confirme Jung.

Bande dessinée VS film d’animation

La bande dessinée et le film d’animation ont beau avoir pour origine le dessin, ce sont deux médiums très différents : un film est une œuvre collective qui implique des dizaines de personnes différentes, même si une chose ne s’altère pas, selon le réalisateur et dessinateur Jung : « C’est toujours la même histoire que je raconte, je suis toujours sur mon terrain de prédilection, j’explore la même caverne, celle de la quête identitaire qui n’en finit pas, qui est constamment en gestation, en devenir. »

L’adoption

L’adoption est un thème auquel Jung tient beaucoup : « Il était important pour moi de parler de l’adoption et en particulier, du thème de l’adoption internationale coréenne. Point de départ pour évoquer la manière dont j’ai vécu l’abandon, le refus de mes origines coréennes, l’autodestruction, mon rattachement à une autre culture de l’Extrême-Orient, celle du Japon, pays dont je pouvais être fier et qui était l’ennemi juré de la Corée », explique-t-il.

Production & Reconnaissance

Jung et Laurent Boileau ont travaillé sur le film de 2008 à 2012 qui a été inclus dans la sélection officielle du Festival International du Film d’Animation d’Annecy.

Photo lien

Pour accéder au site officiel

 

Autour de la projection du film « Couleur de peau : Miel »

CouleurPeauMiel_Gifanime Plus de 11.000 Français adoptés d’origine coréenne

Au lendemain de la guerre de Corée (1950-1953), le gouvernement sud-coréen a autorisé, et même encouragé, l’adoption d’enfants coréens par des couples étrangers, en très grande majorité occidentaux. S’il s’agissait d’abord de recueillir des enfants devenus orphelins suite à la mort de leurs parents, une « industrie de l’adoption » s’est ainsi mise en place, selon les termes du chercheur Tobias Hübinette, lui-même Suédois adopté d’origine coréenne.

 

 

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